La Photokinésigraphie repose sur un principe simple : l’image n’est pas capturée, elle est traversée.
Chaque œuvre est une prise unique, sans correction ni recomposition.Le réel y est saisi dans son instabilité, au moment même où le regard perd ses repères habituels. Le mouvement de la caméra n’est pas un effet.Il est un geste décisif. Vitesse, intensité, tremblement : chaque variation modifie la structure de l’image, jusqu’à dissoudre toute forme stable.
Ce qui apparaît n’est pas une représentation du sujet, mais une trace active du passage, un espace où le temps, le corps et la perception se superposent. Depuis 2011, ce travail explore l’image comme un seuil : un lieu où le visible vacille afin de rendre perceptible ce qui, d’ordinaire, échappe au regard.